Laurence's profileVoyage en Tanzanie Juill...PhotosBlogListsMore Tools Help

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    Hiver s'achève


    Un monde meilleur s'éveille
    Je respirai l'air doux
    Le désespoir m'étreint

    Je refuse!

     
    j'ai trop peur du lendemain, de ce lendemain là:

     

     

    toujours www.cgenest.com

    Campagne Greenpeace

     

     

    "When you cut down a tree, it's not just one life you take"

    Déforestation...

     

     

     

    ET

     

    ... bientôt un nouveau genre de safari...

    Hmmmm

     

    Message subliminal

    Parlons encore d'amour

    POUR TOI, MON GEANT
     

     


     


     

    Campagnes WWF

     

    15km2 de la forêt Amazonienne disparaissent chaque minute

     

    Et qui dit déforestation dit...
    (sans commentaires)

     

     

     

    Votre titre: Nenette fait un cauchemar (Septembre 2007)

     
    Le mien :
    dialogue désynchronisé

     

    Ma chère Catherine (http://www.cgenest.com),


    (je me permets de vous appeler ainsi car votre héroïne, Nenette, m'est étrangement familiaire)

    J'attends toujours avec impatience qu'arrive dans ma messagerie la dernière Nenette du mois.
    Une fois de plus, je me permets de l'exposer dans mon blog
    car elle colle incroyablement à ma réalité de ces premiers jours d'octobre.

    Ne la changez surtout pas!

    Une de vos fans

    Et je signe à votre manière:

    Tourlou!

    Ps: votre titre est également le mien (chuuuuuut),
    je prends simplement des gants pour les ânes bâtés (Lol)!

    Pirouette!


     

     

    Un peu de tendresse


    Oh, comme j'envie ce petit girafon!

     

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    Voyage en Tanzanie


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    n'hésitez pas à cliquer sur les liens
    ou simplement des vidéos (en cours de construction) sur les
    En ce qui concerne les vidéos, j'attends un logiciel
    pour pouvoir les compresser au format Web
    Un simple passage de la souris sur les  vous permettra
    de savoir si elles sont arrivées!

    Voila, je l'ai reçu (3 déc. 2006): c'est de la merde!
    N'optez pas pour Studio V. 10.6
    Vos conseils sur mon livre d'or S.V.P.

    Je crois que je fais renoncer aux vidéos, en tout cas en format DIVX.
    Trop complexe pour faire fonctionner ce logiciel avec tous ces plantages.

    Copyright Lolo & Co


     

    Clip musical: X Plastaz - Nini dhambi kwa mwenye dhiki

    Voyage en Tanzanie Juillet 2006

     

    PREPARATIFS ET CONSEILS

    Le vaccin contre la fièvre jaune est conseillé, mais pas obligatoire, et bien sûr un traitement antipaludéen est plus que recommandé. Une petite trousse de secours est bien utile (antibiotique à large spectre, collyre pour les yeux fragiles… et pour ceux qui réagissent mal à la poussière des petits masques !)

    Attention, la Tanzanie se trouvant sous l’équateur et conséquemment dans l’hémisphère Sud, les saisons sont inversées par rapport à la France. Alors ne faites pas comme moi, ne retirez pas l’unique petit lainage de la valise au dernier moment. Mais n’ayez crainte il fait quand même autour de 24°C en moyenne. Les nuits sont, malgré tout, parfois bien fraîches.

    Bien sûr, un appareil photo ou/et un caméscope avec un bon zoom s’impose. N’oubliez pas que vous partez pour un safari. Si l’on part à plusieurs prévoyez une paire de jumelle par personne : les animaux n’attendent pas que vous vous repassiez la paire de jumelle !

    Ah j'oubliais: Protégez vos appareils de la poussière. Ils ne l'apprécient pas vraiment. Ne les laissez pas sur vos genoux quand vous ne les utilisez pas. Rangez-les dans leur étui. Munissez-vous également d'ustensiles de nettoyage comme une poire et le voyage se déroulera sans soucis...



     

    Première étape: Le parc du Lac Manyara

    LE LAC MANYARA

    Après une nuit en avion où, surexcitation oblige, trouver le sommeil s’était avéré difficile, nous atterrissons enfin à Nairobi, capitale du Kenya, pour prendre, après un peu d'attente, un car qui nous a emmené à la frontière Tanzanienne. Après les formalités douanières, nous avons pris un nouveau car pour arriver à Arusha vers 13h, pour le déjeuner (un souvenir : la soupe au gingembre !). Le repas terminé, un petit briefing avec le correspondant du Tour Operator avant le départ pour l’hôtel du Lac Manyara.

    Cet hôtel se trouve sur un promontoire surplombant le lac. Superbe vue, mais j’étais trop fatiguée pour vraiment l’apprécier : une journée qui a duré 24h avec un ou deux petits roupillons dans l’avion puis dans le car qui nous a emmené à la frontière…

    Il faut préciser que les alcools dans cet hôtel sont certainement dosés avec un dé à coudre !!! Il faut mieux demander une bière.

    Le lendemain matin, départ pour le parc du Lac Manyara.

    Le parc, d’une faible superficie, s’étend sur 50 kilomètres au pied des falaises hautes de 600 mètres. Il comprend une partie de forêt vierge et une partie de savane. Le lac Manyara doit son identification comme Parc National grâce à sa «forêt d’eaux souterraines »

    La visite s’avère être une mise en bouche du Safari, puisque dans la forêt qui entoure le lac on rencontre quelques animaux épars. Nous avons vu toute fois beaucoup de groupes de singe.

    Première surprise de taille, alors que je pensais que les éléphants ne se trouvaient qu’en plaine eu égard à leur masse, eh bien non, ils crapahutent sur les flancs de collines voire des montagnes ! Nous y avons donc vu nos premiers éléphants alpinistes…

    Sur les rives, un troupeau de buffles, hippopotames, des flamants roses… Rien de mémorable en juillet.

    Après un pique-nique, nous repartions cette fois pour le parc de Serengeti.

     

    Pour en découvrir plus...

     

    Deuxième étape: Le Parc national du Serengeti

    VERS LE PARC DU SERENGETI

    Le parc de 14 763 kilomètres carrés de plaines, se situe dans un plateau élevé entre les montagnes de Ngorongoro et la frontière du Kenya, pour se prolonger jusqu’au Lac Victoria. Le parc est contigu à la zone de conservation de Ngorongoro, et constitue une partie du grand écosystème du Serengeti (deux millions d’hectares).

    L’après-midi fut très pénible dans nos minibus. Nous sommes donc entrés dans le Serengeti par la zone de conservation de Ngorongoro à partir de laquelle nous avons eu un aperçu du cratère. La route, boisée sur les hauteurs créées par le cratère, est très mauvaise et la température s’est nettement rafraîchie. Mais ce n’était rien par rapport à ce qui nous attendait.

    Après les reliefs, une plaine plus ou moins vallonnée nous attendait. Pas âme qui vive, si ce n’est quelques villages circulaires de Masaïs épars dans le paysage, que nous visiterons au retour, ainsi que quelques jeunes Masaïs utilisant leur moyen de locomotion préférée : les pieds.

    Après cette faible densité humaine, nous quittons la zone de conservation de Ngorongoro pour rejoindre le parc de Serengeti.

    Le nom Serengeti vient de la langue Masaï et signifie « l’endroit sans fin ». Fascinant paysage que cette plaine d’herbe courte sans rien à l’horizon en dehors de petites formations rocheuses granitiques, appelées localement « kopjee » signifiant « petite tête ». Ces affleurements de granit possèdent chacun leurs propres communautés de faune et offrent notamment une position avantageuse pour les fauves comme les lions.

     

    Impossible de récupérer de la fatigue de la veille sur une piste devenue tôle ondulée.  Les vibrations incessantes rendent vite impérieuses les envies de satisfaire à de pressants besoins. Un ou deux arrêts furent certes salvateurs de ce point de vue, toutefois ne comptez pas sur une flore très intense pour le faire discrètement, Mesdames.

    Deuxième étape: Le Parc national du Serengeti (suite)

    SAFARI DANS LE PARC DU SERENGETI

    Le parc du Serengeti est réputé pour être un des derniers grands systèmes migratoires circulaires : migration de gnous, gazelles de Thomson et de zèbres et évidemment de félins qui suivent de près leur garde-manger. Mais voilà, manque de chance, Juillet ne devait pas être la bonne saison : ils avaient déjà migré vers le Nord et pas encore effectué la grande boucle. Il semblerait que la migration des gnous dans cette région se ferait de Novembre à Mars. Aussi, au lieu de voir de grands groupements d’animaux, nous n’avons pu voir que de petits groupes ci et là.

    Malgré tout, nous avons pu admirer de nombreux félins, parmi lesquels un large groupe de lionnes fort d’une vingtaine d’individus se partageant une proie à un point d’eau, une autre lionne avec ces petits, des guépards, hyènes, chacals… des oiseaux de proies ainsi qu’une grande diversité d’oiseaux.

    Aux abords de notre lodge dans la région de Seronera, l’environnement se diversifie sensiblement. De basses collines se lèvent entrecroisées par de petits fleuves, de petits points d’eau accueillent les animaux, des acacias apparaissent.

    Les parties communes de notre lodge sont construites sur un kopje : tout à fait exotique…

    D’autant plus que le soir, ayant voulu enregistrer les bruits de la savane qui nous environnait, nous aperçûmes une ou deux lionnes au pied de notre fenêtre. Branle-bas de combat !

    Mes colocataires et moi avons alertés nos familles respectives puis le bruit que nous faisions a alerté tous nos voisins : un petit groupe de lionnes était en chasse au pied de nos chambres !

    Après coup nous nous sommes demandés si nous n’avions pas pris des risques à les observer en haut d’un simple escalier… Cela fait partie de mes meilleurs souvenirs de ce circuit. Deux touristes qui s’étaient attardés au bar construit dans le kopje, nous ont rapporté quant à eux avoir été nez à nez avec les lionnes, simplement protégés par la baie vitrée. Impressionnant.

    Bon à savoir, la distribution d’eau chaude dans ces hôtels même luxueux est interrompue à partir d’une certaine heure pour n’être remise en route vers 18h. Dans le nôtre, la pompe était malheureusement tombée en panne. Toute une partie de l’hôtel s’est retrouvée sans eau chaude jusqu’au lendemain matin. Et encore….

    Le lendemain matin nous sommes partis pour un safari, rien à signaler d’extraordinaire de plus, sinon qu’en fin de journée en nous dirigeant vers une « hippo’s pool », nous avons eu la surprise de voir un grand groupe d’éléphants traverser la piste au pas de charge, accompagné de son cortège de redoutables mouches tsé-tsé.  Panique dans le véhicule. Au point que le chauffeur a arrêté son minibus pour chasser la ou les deux mouches qui le taraudaient… Des « piscines d’hippopotames », nous en avions vu quelques unes auparavant mais là c’était une piscine olympique : une centaine d’hippopotame baignaient dans une eau noirâtre d’excrément.  Le cri des hippo était impressionnant. Nous y avons vu aussi crocodiles et cigognes.

    Retour à l’hôtel pour une nuit beaucoup plus calme que la veille… avec un peu d’eau chaude en prime.

    Le lendemain matin, nous empruntions de nouveau la route de l’aller vers le cratère de Ngorongoro. Curieusement, elle m’a parue cette fois moins pénible… Peut-être avais-je commencé à évacuer la fatigue du voyage ?

    Safaris dans le Serengeti

     Le matin

     

    Pour en découvrir plus...

     

    L'après-midi

     

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    Village Masaï

    VILLAGE MASAÏ

    Nous voilà de retour au pied des montagnes formées par le cratère de Ngorongoro, où nous retrouvons la civilisation Masaï : de fiers masaïs, à la démarche altière, semblent déambuler sans but dans le lointain, ou au bord de la route ; d’autres alanguis au bord d’un talus, ou endormis à l’ombre d’un acacia. Les plus jeunes gardent le troupeau, parfois conséquent, composées de vaches maigres aux bosses saillantes et de quelques ânes paissant tranquillement, à l’occasion avec zèbres et gnous en bonne intelligence. Ces enfants à peine âgés de 7-8 ans ne manquent pas de dévaler, pieds nus, toute une colline pour rejoindre un véhicule de touristes dans l’espoir de quelques hypothétiques cadeaux.

    Ce peuple, originaire du Nil, a conservé ses traditions ancestrales. Guerriers mais aujourd’hui surtout pasteurs, ils vivent principalement des produits laitiers de leur troupeau, et mangent que très occasionnellement de la viande. Pas étonnant qu’ils soient si minces !

    Devenus plus ou moins sédentaires à la suite de l’expatriation de leurs terres, ils vivent de toute évidence dans le plus grand dénuement mais semblent plutôt heureux. Ils ont troqués leur lance pour un grand bâton fin, loi oblige… Toutefois ils ont su s’adapter à une « coutume » du monde moderne : tout ce monnaye. Aussi, la crainte que l’on leur vole leur âme par nos photographies serait plutôt devenu un droit à l’image… Celle-ci s’apaise grâce à quelque menue monnaie trébuchante.

    A l’approche d’un village, alors que nous ralentissions, nous apercevons au loin un groupe de femmes, certaines portant sur leur tête d'imposantes outres pleines d’eau, d’autres des fagots de branchages. En nous voyant bifurquer sur la piste menant à leur village, elles accélèrent l'allure pour arriver au pas de course au village, malgré la fatigue certaine de leur dure labeur : parmi leurs tâches, il faut parfois qu’elles marchent pendant plusieurs dizaines de kilomètres avant d’arriver à un point d’eau pour le ravitaillement.

    Droit de péage acquitté (eh oui, tout se monnaye bien…), et la visite du village, ou manyatta, peut commencer. Il est ceint d’une ou deux hautes et très denses haies d’acacias protégeant d’éventuels prédateurs nocturnes. Les huttes sont disposées en cercle ; au centre un enclos (boma) également fabriqué avec des branches d’épineux abritera le bétail le soir.

    Une odeur pesante nous assaille.

     Les Masais nous accueillent par une danse traditionnelle. Les hommes se mettent en demi-cercle, ils commencent à tressailler, onduler de leurs corps tout en poussant un chant que chacun rythme à sa façon. Puis le rythme s’accélérant, l’un après l’autre, comme en transe, entre dans le cercle pour bondir le plus haut possible. Les femmes, attendant leur tour, balancent leurs corps, crient. C’est enfin leur tour, puis celui des touristes. Pour ces derniers il faut bien le dire, bien piètre résultat !

     

    Avant de passer aux choses sérieuses c’est-à-dire à la vente de leurs babioles, nous visitons une hutte (enkang). Le jeune Masaï qui nous fait visiter nous explique que c’est la femme qui est chargée de la construire. Elle façonne tout d’abord une armature plus ou moins ovale, tissée de branche d’épineux, qu’elle colmate ensuite par de la bouse de vache malaxée avec de la glaise. Le soleil se chargera ensuite de tout durcir. Pas de fenêtre. Une seule entrée très étroite. Le plafond très bas oblige le jeune masaï de se plier en deux. La hutte se compose de trois parties sans véritable séparation : la paillasse du « father », séparée par une petite cloison de la paillasse de la « mother », qu’elle partage avec les « children », deux fois plus petite ; le tout donnant sur une aire où au centre se trouve un simple feu de bois entretenu toute la journée. Rien d’autres, pas d’ustensiles de cuisine… rien de rien… Pas de doute, ils sont restés à l’écart du progrès.

    Légèrement à l’écart du village, on trouve une école dont la structure est plus élaborée, où les enfants scandent un, deux, trois, quatre etc. en plusieurs langues, encore plus loin, un petit baraquement : les toilettes, un trou protégé par un toit.

    Pour en découvrir plus...

     

    Les Gorges d'Olduvai

    LES GORGES D’OLDUVAI

    C’est la fin de la matinée, il est grand temps pour nous de rejoindre les gorges d’Olduvai pour pique niquer.

    En route, nous rencontrons un groupe de trois jeunes dont l’un était différent de ceux que nous avions rencontré jusqu’alors. Il avait troqué sa tunique flamboyante de rouge et de bleu pour une toute noire, le visage maquillé de blanc. Nous avions cru qu’il s’était déguisé car manifestement il s’amusait à faire peur aux deux autres jeunes. Plus tard, nous apprenions qu’il était en fait dans une période transitoire entre le monde de l’enfance et celui du guerrier (morane), période au cours de laquelle il devra prouver sa bravoure en tuant traditionnellement un lion avec sa lance et son coutelas. Qu’en est-il de cette coutume maintenant que la loi l’interdit ?

    Toujours est-il que dans cette région, la vallée d’Olduvai, on dénombre qu’une population très faible de ces lions. Se souviennent-ils que l’homme noir avec sa tunique rouge pourchassait leur père, fuyant ainsi cette vallée, ou sont-ils toujours tués comme symbole de bravoure et de virilité par les jeunes Masais ?

    Après une année ou deux ce jeune Masaï deviendra un « morane » après avoir été circoncis. Quant à la fiancée de ce futur guerrier, elle sera excisée au cours de la même cérémonie, accédant ainsi au rang de jeune femme ou « sinkiki ». Comme toutes les autres jeunes fiancées, elle attendra que le jeune homme finisse son temps de morane.

    Morane, il quittera le village avec ses compagnons du même âge et n’aura , pendant quelques années, d’autre tâche à accomplir que d’être brave, d’être beau et de le montrer, chasser et voler le bétail d’autres clans. Lorsqu’il rentrera, il deviendra à son tour un ancien au cours d’une autre cérémonie et aura le droit de se marier Mariage chez le peuple Masaï.

    Nous arrivons sur un haut plateau surplombant la vallée du Rift où l’arrêt pique nique est prévu. Il semble que tous les touristes de la région se soient donné rendez-vous ici pour admirer les gorges d’Olduvai pendant leur déjeuner. Un panorama certes gigantesque, sans toutefois être aussi impressionnant que le Grand Canyon américain. Mais au charme de ce paysage s’ajoute un réel intérêt archéologique.

    Durant le pique nique, un conférencier du petit musée attenant au belvédère, nous narre l’histoire géologique et archéologique de cette région, malheureusement tout en anglais. Aussi je décrochais très rapidement pour me concentrer sur mon sandwich.

     

    Si le lieu a parfois été considéré comme le « berceau de l'humanité », il ne faut pas perdre de vue que les groupes humains préhistoriques étaient probablement présents dans de nombreuses régions d'Afrique mais qu'à Olduvai, une conjonction de facteurs favorables a permis la conservation puis la redécouverte et l'étude de témoignages directs ou indirects de leur existence.

    Là, Mary et Louis Leakey découvrirent en 1959 les restes du Zinjanthrope, un hominidé nommé Lucie vieux de 1 600 000 ans.

    Sur place, il est possible de visiter un petit musée (information en anglais) où l’on peut voir beaucoup d’outils trouvés durant les fouilles, l'histoire des recherches effectuées au cours des années, quelques fossiles de plusieurs espèces dont certaines ont disparu. Un moulage important reproduit les pas d'hommidés trouvés à Laetoli datant de 3 millions d’années. Cette propulsion humaine droite reste l’une des découvertes fossiles les plus importantes jamais faites.

     

    Au final, un arrêt d’à peine deux heures en ce lieu, surtout pour une pause déjeuner, semble bien insuffisant. Le prolonger par une visite de quelques lieux de fouille, à l’intérieur même de la gorge aurait était beaucoup plus attractif. Dommage !

    C’est à ces moments là, que l’on regrette que nos chauffeurs-guides soient surtout …des chauffeurs. Un reproche à faire à l’organisation par le Tour Operator.

    Troisième étape: Le cratère de Ngorongoro

    VERS LE CRATERE DE NGORONGORO

    Au fur et à mesure que nous nous approchions de notre futur lodge situé sur les hauteurs du cratère, le ciel s’obscurcissait. Le temps menaçait à la pluie, et la température avait chuté considérablement. Il est vrai que nous nous trouvions à une altitude de 2300 m… Moi qui ne suis pas frileuse d’ordinaire, je regrettais amèrement la petite laine que j’avais laissée à Paris, et acceptais avec reconnaissance le coupe-vent que me proposait ma précieuse tante.

    A l’arrivée, vers 4h de l’après-midi, nos chambres n’étaient pas prêtes. Peut-être aurions-nous pu flâner un peu plus longtemps dans la vallée d’Olduvai ! D’autant qu’y quitter son véhicule était autorisé, puisqu’elle se trouve dans la zone de conservation de Ngorongoro. Une petite marche digestive aurait décidemment pu être programmée.

    Une grande salle aux sièges confortables nous accueillait ainsi que des petits biscuits et boissons chaudes mis à la disposition des clients. Je la désertais toutefois rapidement : tandis qu’une grande cheminée avait peine à nous réchauffer, je choisissais de déguster mon (excellent) thé au gingembre sur la terrasse offrant une vue grandiose sur le cratère de Ngorongoro. Réchauffée par les derniers rayons de soleil de l’après-midi, je pus tranquillement réaliser un premier « safari » par l’intermédiaire d’un télescope.

    La fin de l’après-midi passa ainsi à converser avec mes co-voyageurs. Un mécontentement commençait à gronder : d’une façon générale, nous partions trop tard en safari pour rentrer trop tôt…. En effet il est interdit de circuler à l’intérieur d’un parc après la tombée de la nuit. Les véhicules doivent impérativement se diriger soit vers un lodge, soit vers la sortie dès que le soleil se cache. Soit, nous comprenions cela, bien que nous avions vu plusieurs fois des phares de véhicules arriver au lodge alors qu’il faisait nuit noire. Mais au moins nous pourrions partir nettement plus tôt que 8H 30, et ce faisant ne pas rater tant de moments passionnants de la savane.

    Palabres avec les chauffeurs, en vain, puisque nous n’avons pu négocier tout au plus une petite demi-heure. Sachez-le, si vous hésitiez entre deux circuits, privilégiez donc celui qui vous propose un premier safari à 6 heures suivi d’un retour au lodge pour le petit déjeuner avant de repartir pour un nouveau safari. Bon, revenons à nos moutons… enfin, à nos lions.

    Les chambres étaient enfin prêtes, et nous nous empressions de demander des couvertures supplémentaires en prévision d’une nuit plutôt froide. Et elles ne furent pas de trop…

    Le Cratère de Ngorongoro n’est pas véritablement un cratère mais une caldeira (volcan qui s’est complètement effondré), d’ailleurs le volcan est réputé avoir culminé plus haut que le Kilimandjaro avant son effondrement. En regardant ses flancs et en faisant une projection vers le haut, on a du mal a envisager ce que cela représentait alors, il y a deux millions d’années. Quoi qu’il en soit, aujourd’hui avec ses 20 km de diamètre, sa surface de 304 km2 et sa profondeur de 610 m, le Ngorongoro est la plus vaste caldeira au monde restée intacte et non inondée. Il est classé par l’Unesco comme étant l’une des 8 Merveilles du Monde moderne.

    Troisième étape: Le cratère de Ngorongoro (suite)

    SAFARI DANS LE CRATERE DE NGORONGORO

    C’est un brouillard dense, humide et pénétrant qui nous accueille à la sortie de notre lodge. Voilà une journée qui ne présage rien de bon, pensais-je. Aurons-nous ce temps tout au long de la journée prévue à l’intérieur du cratère ?

    Elle commençait décidemment bien mal, car le Tour Operator avait essayé de caser pas moins de 20 personnes dans trois véhicules 4x4. La visite ne se faisait pas avec nos habituels minibus mais devait semble-t-il s’effectuer obligatoirement dans des 4x4, (une journée de libre pour nos chauffeurs), conduits par des chauffeurs accrédités. Bon, déjà que les nôtres ne parlaient pas très bien le français, autant vous dire que là….

    Les contestations fusent de toutes parts, hors de question de monter à 7 dans un 4x4. Si ces derniers sont paradoxalement plus confortables pour les routes difficiles à emprunter, les ouvertures sur le toit ne laissent pas beaucoup de place pour les passagers munis d’appareils photos… Coup de fil à l’agence locale du Tour Operator, nous obtenons de haute lutte l’autorisation de dépêcher un autre 4x4. Je monte donc dans un 4x4 désigné par un de nos chauffeurs, parmi ceux attendant une opportunité au seuil de notre hôtel, en compagnie de 4 autres amis. Pensons positif me disais-je… mais le départ prévu à 8h devenait rapidement 9h.

    Enfin sur la route, première bonne nouvelle, au fur et à mesure que nous descendions les flancs du cratère, le brouillard se dissipait. Ouf !

    Arrivés à l’intérieur, le soleil se dévoilait même timidement, voire commençait à nous réchauffer. La journée au sein du cratère s’annonçait désormais sous de meilleurs auspices.

    Enfin des gnous ! Ceux que j’avais réclamés à corps et à cris depuis le début de notre séjour. Nous les virent en masse - bon, ce n’est tout de même pas la migration - mais en masse tout de même, accompagnés de leurs éternels compagnons, les zèbres…

    Un rhinocéros noir au loin…

    Des lions… venus chercher de l’ombre auprès de nos véhicules…

    Des hyènes repues… différentes races d’oiseau : Outardes, serpentaires, petits flamands roses… et beaucoup plus encore pour l’œil avisé, puisqu’on peut croiser là plus de 100 espèces d’autres oiseaux n’existant pas dans le Serengeti.

    Tout cela commençait bien.

    Quand tout à coup notre véhicule tombe en panne. Arrêt… Mais pourquoi tous ces véhicules se précipitent-ils vers un même point. Oui, pourquoi ? Attente, nous étions toujours en panne… quelque chose de sérieux… une courroie… Le spectacle au loin semble finalement s’achever puisque quelques véhicules reviennent vers nous… Nos autres compagnons finissent enfin par nous rejoindrent.

    Ils n’arrêtent pas de nous conter l’évènement. Ils ont vu de près le rhinocéros noir traverser un troupeau de gnous et de zèbres. Magnifique ! s’exclament-ils.

    Nous, nous avons vu une petite troupe de phacochères passés à côté du véhicule…

    Quand on sait qu’il est rare d’en approcher un de si près, même ici… rageant. D’ailleurs les ranchers les surveillent de très très près afin de maintenir les braconniers à distance.

    Contre mauvaise fortune bon cœur, nous nous répartissons dans deux autres 4x4 pour rejoindre l’aire du pique-nique. Un autre 4x4 viendra nous y rejoindre plus tard.

    Malgré le sentiment diffus d’avoir raté pas mal de choses, nous reportons notre attention sur la préservation… de notre sandwich, dûment convoités par les rapaces habitués à voler ceux-ci aux touristes peu attentifs.